Non, je n’ai pas vendu mon âme au diable, c’est juste du vécu, et pas que du bon !
Un management ultra directif, une absence de concertation et un hyper contrôle peuvent aussi permettre d’organiser les actions dans l’entreprise. Et oui, la politique de la terreur cela fonctionne… mais pour combien de temps ? Et à quel coût ?
J’ai ainsi le souvenir d’une entreprise dans laquelle une augmentation générale des prix avait été décidée. Les directeurs marketing, pricing, commercial, informatique et financier ont donc été convoqués pour mise en place immédiate. Sans discussion. Rendez-vous pris 24h plus tard pour valider la bonne réalisation de l’opération.
Pendant ces 24h, le marketing a créé un argumentaire, le commerce a convoqué tous les commerciaux de France pour les informer de l’opération, l’informatique a intégré les modifications dans le SI de l’entreprise, le pricing a estimé l’impact par profil client et la finance a fait évoluer les forcast. Opération réalisée dans les temps ! Une victoire ?
Les résultats effectifs :
- Surinvestissement des équipes sur un temps court, suivi d’une phase de démobilisation
- Contournement du système (modifications manuelles à la baisse des prix dans le système informatique par les commerciaux)
- Colère puis rancune dans les équipes de vente
- Impact financier dans le temps finalement très loin des objectifs
En conclusion, le strict déroulement de l’opération a bien été mené comme il se devait, mais avec des résultats très relatifs et sans implication des équipes. Le manque d’intérêt des collaborateurs a finalement été une bonne nouvelle car cela les a empêché d’être déçus de la non atteinte des objectifs.
Alors oui, il y a eu tout de même création d’un peu de valeur… mais pour tellement de potentiel gaspillé !
