La #QVCT allie des conditions de travail favorables pour les salariés à la performance économique de l’entreprise. De quoi donner envie de s’y jeter à corps perdu !… Pas toujours.
D’abord QVCT se termine par « Condition de Travail ». Et l’expression ramène certains à d’anciens face à face difficiles renvoyant plus à de la confrontation qu’à du dialogue. Généralement, ce sont d’ailleurs les mêmes qui considèrent que la « Qualité de Vie au Travail » est un gadget. Mais restons optimiste, ce premier effet s’estompe avec le temps. Il ne faut pour autant pas le négliger.
Ce que je rencontre plus souvent, c’est la crainte des directions générales ou des ressources humaines que chercher à améliorer les choses fasse finalement remonter des problèmes difficiles à gérer du fait de leur quantité ou leur nature.
J’ai par exemple le souvenir d’une #DRH qui, lors d’une conversation, m’a interrogée plusieurs fois sur le thème des #RPS (Risques Psycho-sociaux). Je sentais son inquiétude. Est-ce que tout cela n’allait pas finalement créer des tensions entre collaborateurs et managers, et pire, avec les instances représentatives du personnel. La peur des conflits était bien là.
Mais faire un audit QVCT et mener des actions derrière, ce n’est pas faire la révolution. La communication des objectifs doit être transparente et pédagogique. Le climat de confiance est indispensable pour ouvrir une parole constructive. Car le sujet est bien là, une politique QVCT construit un modèle vertueux pour les intérêts de chacun.
Il se peut effectivement que des situations générant des RPS puissent émerger. Mais c’est une bonne chose, car le maintien de la santé physique et psychique des collaborateurs relève de la responsabilité de l’employeur. Cela devient donc aussi pour lui un outil de pilotage et de gestion du risque.
A votre avis, faut-il prendre des pincettes avec la QVCT ?
