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Les aidants : bons ou mauvais collaborateurs ?

  • Catégorie de la publication :Actualités

La question est provocante… en fait non, elle est dérangeante !

Mais avec 8 à 11 millions d’aidants en France, dont la majorité travaille, j’imagine volontiers que des questions viennent à l’esprit des personnes qui recrutent ou qui décident de promotions :

Ont-ils réellement la tête au travail ?

Ne sont-ils pas plus fatigués que les autres (et donc moins efficaces et plus irascibles) ?

Peuvent-ils réellement suivre les fluctuations de l’activité ?

Ne sont-ils pas plus demandeurs que les autres d’avantages en termes d’aménagements de temps ou d’organisation ?

Peut-être vont-ils s’épancher au travail ?

Etc…

En tant qu’aidante, j’entends ces questionnements mais je ne m’y retrouve pas du tout, au contraire. Je me suis rendu compte que les compétences et savoir-faire que je mets en œuvre dans mon quotidien de consultante et de chef d’entreprise sont les mêmes que celle que j’utilise en tant qu’aidante. J’arrive même à me poser la question de savoir quelle est la poule de l’œuf.

Et c’est là où je veux en venir, car la réalité de l’aidant est la suivante :

  • On est multitâche et organisé. C’est indispensable pour être efficace. Alors savoir jongler entre les sujets, avec le temps et les priorités, c’est un exercice normal ;
  • On développe une capacité forte à accepter l’autre comme il est, à savoir l’écouter, à dialoguer et l’emmener avec soi. Et c’est bien une qualité attendue dans le cadre de travail en équipe ou dans des fonctions de management ;
  • Les solutions, on les trouve car il n’est pas imaginable de rester au milieu du chemin à attendre. Il faut avancer alors on est curieux, imaginatif et constructif ;
  • Le travail est une vraie soupape. C’est le moyen de ne pas rester que dans l’aidance et de maintenir une dynamique positive. Alors pas de désengagement ;
  • Est-on fatigué par cette « double vie » ? oui. Plus que les autres ? Je ne suis pas sûre. Car ce qui anime ces temps hors travail, c’est l’amour, et c’est un carburant très efficace ;
  • On est moins sujet au stress car on a très largement les moyens de relativiser la gravité de la situation.

Nous sommes des « warriors » avec aussi nos failles et faiblesses, comme tout le monde. J’en suis aujourd’hui convaincu, un aidant est précieux pour une entreprise.