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La France a peur !

La France a peur !

Voilà une référence que les moins de 20 ans… et quelques, ne peuvent pas connaître.

Bien sûr, aujourd’hui cette célèbre phrase qui a fait l’ouverture du journal télévisé de Roger Gicquel* il y a cinquante ans ne recouvre pas la même réalité. Pour autant, elle semble correspondre à l’atmosphère du moment : vie chère, conflits, incertitudes économiques et politiques, et des lendemains qui chantent qui ne semblent pas à portée de vue.

Pour les entreprises, l’urgence est de se focaliser sur les ventes et sur la trésorerie. La tentation est grande de remettre à plus tard tout ce qui concerne l’organisation, les pratiques managériales ou les conditions de travail parce que ce n’est pas le moment.

Et bien si, justement c’est le moment !

L’entreprise est une super mécanique mais quand elle se grippe, il faut traiter :

  • L’information qui circule mal ;
  • Des décisions repoussées ;
  • Des réunions qui ne font rien avancer ;
  • Des « patates chaudes » qui passent de main en main ;
  • Des tensions qui s’installent ;
  • Des managers qui passent plus de temps à gérer les urgences qu’à piloter leur équipe.

Rien de bien extraordinaire malheureusement dans la vie d’une entreprise. Mais tout ça finit par coûter cher en temps, en argent sonnant et trébuchant et en énergie. Et quand on connait le prix de toutes les énergies aujourd’hui… et je veux bien sûr inclure celle des collaborateurs et managers : l’engagement, la santé physique et mentale. Il n’y a pas que l’essence dans la vie !

Il est toujours temps de poser un autre regard sur son fonctionnement au quotidien, sans révolution ou gros budgets :

  • Identifier ce qui coince ou irrite ;
  • Comprendre pourquoi ;
  • Agir là où cela sera réellement utile.

Parce qu’améliorer le fonctionnement de l’entreprise, ce n’est pas détourner des ressources de la performance économique. Et cela, quel que soit le contexte, reste une priorité.

* Roger Gicquel a ouvert son journal télévisé de 20 heures sur TF1 avec la phrase « La France a peur » le 18 février 1976. Elle faisait référence à l’assassinat de Philippe Bertrand (âgé de 12 ans) par Patrick Henry.