Qui n’a jamais reçu ce mail que l’on ne comprend pas, ou que l’on comprend trop bien, ou encore qui agresse.
Entre les messageries instantanées, les boîtes mails, les SMS, les groupes Whatsapp, les réseaux sociaux et autres, on s’écrit beaucoup. Et c’est encore plus vrai depuis que le travail à distance est devenu courant. On a oublié que le téléphone sert aussi à téléphoner.
De surcroit, on a pu constater que la distance physique donne le « courage » de plus facilement communiquer sur ses émotions. Ce qui aurait peut-être été dit avec des mots choisis en face à face, devient un texte écrit en majuscule gras rouge souligné. C’est alors ce qu’on appelle un uppercut.
Alors attention aux codes utilisés et ne sous-estimons pas qu’une mauvaise communication est facteur de stress, de désengagement ou de sentiment de harcèlement. L’enjeu est grand car les conséquences peuvent être très sérieuses.
Une chose est sûre, on n’analyse pas tous de la même façon les signaux :
- Les émojis : 👀 je suis surprise, j’ai peur ou je vais chez l’ophtalmologue ? ;
- Les règles typographiques : un mot peut être souligné par son émetteur parce qu’il est important, et être compris comme un lien hypertexte par celui qui le reçoit. Et que dire des termes en rouge pour attirer l’attention et qui finalement agressent, etc…
- Une ponctuation accentuée, non justifiée ou qui induit un doute : « Quand penses-tu me donner les informations ??? » où l’on peut lire « alors ça vient oui ! », « C’est un peu tard pour moi ! » où l’on peut lire « tu es complètement à côté de la plaque sur tes délais », « je voudrais qu’on en reparle… » où on peut lire « ça va saigner ». Est-ce la bonne interprétation, une maladresse ou une émotion mal dissimulée ? Bonne question !
- Une succession d’abréviations : « Bjr, RAS Ok, cdlt » j’ai réellement reçu ce mail qui avait pour objet la validation d’un document que j’avais préparé, je l’ai vécu comme de la mauvaise volonté évidente de la part de mon valideur, cela m’a considérablement énervée ;
- Une association douteuse de texte et de symboles : « Tu peux m’aider 😉», « je n’ai pas eu le temps, tu me connais 😁 », « voilà les données que tu m’as demandées 😥 »
- L’humour : il faut bien connaître la personne parce qu’il n’y a pas moyen de se rattraper immédiatement, et ne parlons pas du second degré qui n’est pas toujours perceptible ;
En résumé, on évite les majuscules, les textes en gras, les mots soulignés, l’usage de couleurs agressives, les sous-entendus, les mauvaises transpositions d’expression oral, l’usage d’abréviations familières.
La clé du succès : rester simple et ne pas donner la place à de l’interprétation.
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