Personne ne se réclame de ces « beaux qualificatifs ». Mais tout d’un coup, un geste, un mot, et c’est une extrême violence qui est infligée.
J’ai ainsi assisté il y a quelques jours à une scène qui m’a à la fois choquée et mise en colère :
Le premier ministre est intervenu au salon @impactPME, un évènement pour parler de l’avenir des PME. Lors de sa sortie de l’amphithéâtre où il a tenu un discours, Michel Barnier s’est arrêté à chaque rang pour saluer toutes les personnes qui lui étaient physiquement accessibles. Un geste simple de contact humain, une attention bienvenue et qui va avec le job.
La salle s’est spontanément levée autant par respect que par curiosité…mais pas mon voisin devant moi. Il a interpelé les personnes qui l’accompagnaient : « Je ne me lève pas pour mes employés, alors je ne vais pas le faire pour lui. Je paie des impôts, alors lui aussi c’est mon employé ».
Le vent de l’effroi m’a parcouru :
😱 Quelles que soient ses attaches politiques, chacun mérite le respect de sa personne et de sa fonction ;
😱 Comment peut-on revendiquer de ne pas se lever pour saluer ses collaborateurs ?
J’ose espérer que ces remarques ne sont que l’expression maladroite de la colère d’un dirigeant désabusé. Pour autant, en tant que manager, même une remarque désinvolte ou un geste décalé peut avoir un impact fort. C’est l’expression d’un état d’esprit, pour ne pas dire d’un système de valeurs.
Dans le cas présent, comment ne pas associer la remarque à une mésestime, à une dévalorisation du travail et de l’engagement de ses collaborateurs ? Comment créer un collectif quand les différences de statuts prévalent sur le respect ? Comment être un manager inspirant quand la distance et le mépris du travail est revendiqué ?
👉 En aucune circonstance le respect ne peut être une option. C’est notre lien, c’est notre force en entreprise comme à la ville. C’est ce qui fonde une société.
