L’inconfort des conditions de travail, c’est aussi ne pas savoir de quoi sera fait demain !
Les changements d’organisation succédant aux crises diverses et variées, plus rien ne semble écrit dans le marbre et l’incertitude devient le quotidien des collaborateurs. Ce sont autant d’inquiétudes qui peuvent entraver l’efficacité au travail :
❓ Le marché est morose, qu’est-ce qu’il va se passer si le chiffre n’est pas là ?
❓ Une nouvelle organisation est en vue, qu’est-ce que je vais devenir ?
❗ On parle d’un nouveau logiciel, j’espère qu’ils ont pensé à tout car notre activité est vraiment particulière !
❗ Encore une nouvelle crise géopolitique, cela ne va pas être sans impact !
Etc…
Durant ma vie professionnelle, j’ai vécu deux gestions du changement ou de l’imprévu à l’opposée l’une de l’autre :
La dernière en date (preuve que les basiques de la #QVCT ne sont pas dans l’esprit de toutes les directions d’entreprise) était organisée autour d’une tête pensante et omnisciente, le CODIR. Et quand on sait tout, on décide des actions tout seul, et surtout, on n’en parle pas avant la présentation officielle pour ne pas affoler les « masses ». Mais comme tout se sait, « les masses » savaient qu’il se tramait quelque chose. Résultats : spéculations, chaos annoncé, scénarii catastrophistes, angoisse, démotivation, désengagement envers l’entreprise…
Dans la seconde configuration, la révolution était aux portes de l’entreprise avec une modification fondamentale du contexte marché. L’information a été régulière et le dirigeant a pris la parole plusieurs fois en s’assurant que tous les collaborateurs entendraient le message. Aucune catastrophe ne s’est produite et l’entreprise a bien passé ce cap. Certes la communication a été le nœud de l’affaire, mais c’est un peu plus subtil tout de même :
🔹 Ni trop, ni trop peu : c’est une vraie stratégie des contenus et des canaux qu’il faut penser pour ne pas noyer d’informations ou au contraire ne la délivrer qu’au compte-goutte et générer ainsi des inquiétudes
🔹 Être transparent mais intelligemment : il faut expliquer. Quand à date, on ne sait pas encore, il faut savoir le dire, à condition d’ajouter des éléments de réassurance sur le fait que le sujet est en cours de réflexion. Il faut toujours réaffirmer qu’il y a bien un pilote dans l’avion.
🔹 Laisser de la place au dialogue et solliciter les questions pour embarquer les équipes
🔹 Penser à donner envie : quelles que soient la nature du changement, communiquer sur le fait que c’est avant tout une aventure collective où tout le monde est important pour réussir
🔹 Se transformer en leader charismatique : même avec toutes les bonnes volontés du monde, savoir avoir la bonne posture et faire passer le bon message ne sont pas donnés à tout le monde. Compte tenu des enjeux, il ne faut pas hésiter à se faire coacher
La saison des bouleversements n’est pas terminée, il se passera toujours quelque chose dans le monde, que ce soit politique ou climatique, qui rendra le futur incertain. Il faut apprendre à vivre avec sans détourner la tête et en prenant en charge le sujet. Beau défi managérial !
